Les coulisses

Scénographie

Découvrez les maquettes de Marilène Bastien pour la scénographie du spectacle oZe.

À PROPOS DE MARILÈNE

Marilène Bastien œuvre comme conceptrice de décors, de costumes et d’accessoires dans le milieu du théâtre, du cirque et de la danse. En 2006 elle joint la Compagnie Marie Chouinard à titre de régisseur de scène. Pendant 6 ans elle voyage à travers le monde avec une douzaine d’oeuvres du répertoire de la compagnie. Elle participe aux créations Orphée et Eurydice, Le nombre d’or (live) et Henri Michaux : Mouvements. Toujours en danse, elle collabore avec Ginette Laurin et crée les décors et les costumes pour Le sacre du printemps (CCN – Ballet de Lorraine et l’Opéra National de Lorraine, 2011), Khaos (O Vertigo, 2012) ainsi que les costumes pour la toute nouvelle création Soif (O Vertigo, 2014). Sa passion pour la danse l’entraine vers nombre d’autres belles rencontres, notamment avec Louise Bédard, Chantal Caron (73˚ Nord), Andréane Leclerc (Cherepaka), Ismaël Mouaraki (Lien(s)), Victor Quijada (Enter Woven, pour Hubbard Street Dance Chicago) et Manuel Roque (Ne meurs pas tout de suite, on nous regarde et Data). Depuis 2012, Marilène se joint chaque année à l’équipe de création du festival Montréal Complètement Cirque et conçoit les costumes pour les 40 artistes acrobates et danseurs dirigés par le metteur en scène Anthony Venisse. Au théâtre, elle participe récemment à des créations aux côtés des metteurs en scène Bernard Meney, Jacques Rossi et Kristian Frédric.

Point de départ : Olimpia Zagnoli

Le travail d'Olimpia Zagnoli sur le Magicien d’Oz a inspiré l'identité visuelle du spectacle oZe. Voici un extrait d'une entrevue publiée sur Illustrissimo.

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Que ressent-on lorsque l’on travaille sur un classique de la littérature vieux de plus de 100 ans ? 
C’est difficile ! Il s’agît de se débarrasser respectueusement de tout ce qui a été fait par le passé afin d’essayer d’exprimer un point de vue original sur une des histoires les plus connues de notre époque.

Peux-tu nous en dire davantage sur la manière dont tu travailles ? 
J’effectue tout d’abord beaucoup de recherches préliminaires. Dans le cas du Magicien d’Oz cette phase de recherches a duré près d’un an, avant de parvenir finalement à la solution qui me satisfait. J’ai été inspiré par le Bauhaus et l’esthétique de groupes de musique tels que Devo, Kraftwerk ou encore Talking Heads. J’ai commencé par faire de nombreuses esquisses et beaucoup de tests de couleur pour finalement parvenir à ce résultat minimaliste.

Pourquoi justement avoir choisi d’utiliser cette palette de 3 couleurs sur l’ensemble du livre ? 
Je voulais une touche précieuse qui apporterait au Magicien d’Oz un côté glamour, et c’est pour cela que j’ai choisi l’or. Je souhaitais également rester dans la tradition du livre et j’ai donc choisi le vert. Le noir m’a aidé a lier l’or et le vert, tout en soulignant les atmosphères parfois sombres que l’on trouve dans l’histoire.

As-tu tout de même été influencée par l’imagerie généralement associée au Magicien d’Oz
J’ai essayé d’éviter les références à ce qui a été fait par le passé, si ce n’est à travers l’utilisation de la couleur verte. Ma Dorothy est une fille indépendante portant les cheveux courts et entourée de créatures du genre Tangram ainsi que d’un teckel.

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